Créer un réseau LoRa et exploiter les données transmises

Nous allons voir ici comment contruire facilement votre propre réseau local LoRaWAN.

Le matériel

Avant de commencer, il est nécessaire de s'équiper d'un ou plusieurs devices constituant les noeuds finaux (transmettant les données de capteurs) ainsi que d'une passerelle (gateway) pour la centralisation des messages. Pour plus de détails sur l'architecture LoRaWAN, vous pouvez voir ici.

Pour cet article, la plateforme qui recevra nos messages LoRa (le Network server) sera The Things Network (TTN) : gratuit, complet et simple d'utilisation.

A ce jour, le matériel le plus abordable (tant en prix qu'en complexité) sur le marché est fourni par Pycom : en premier lieu leur toute nouvelle passerelle Pygate, qui est très simple à prendre en main et peu chère. Elle est programmable en MicroPython et dispose d'une extension Ethernet/PoE. Pour ce qui est des noeuds et capteurs, un LoPy4 posé sur une carte d'extensions PySense répondra à la plupart des besoins.

Je passe sur les détails de l'assemblage des cartes, très bien expliqué sur leur site.

La programmation

Le développement en MicroPython et la programmation des cartes peut se faire assez simplement avec VSCode et l'extension Pymakr.

La passerelle

Avant même de commencer à programmer la Pygate, il est nécessaire de l'enregistrer auprès de la plateforme TTN afin de récupérer des indentifiants. Pour cela, il suffit de suivre les instructions ici.

Ensuite, sur le site de Pycom se trouve un très bon exemple de code permettant de programmer la passerelle pour se connecter à TTN via Wifi. Si vous êtes équipés du module Ethernet/PoE, il suffit de remplacer le code intialisant l'interface Wifi par celui-ci :

from network import ETH

eth = ETH()
while not eth.isconnected():
    print("connecting to ethernet")
    time.sleep(1)
print("ifconfig", eth.ifconfig())

Ainsi, une fois la gateway connectée à un réseau accédant à Internet, la communication s'établira toute seule et vous verrez remonter régulièrement des signaux de vie sur la page de TTN.

Les noeuds

Pour ce qui est du code nécessaire à l'activation d'un end device, il existe encore une fois un très bon exemple sur le site de Pycom. Comme expliqué, il vous sera nécessaire de créer une application dans TTN pour récupérer tous les identifiants utiles.

Afin de transmettre les données des capteurs d'un Pysense, tout est disponible sur cette page.

Le décodage des données

Sur TTN, le payload des messages est encodé en hexadécimal, sous forme d'octets. Mais la plaforme met à disposition, au sein des Applications, des moyens de décoder et manipuler les contenus afin de faciliter leur utilisation, et ce à partir de fonctions Javascript.

Le Decoder

Ces fonctions permettent de transformer le contenu brut (octets) en données lisibles.

Prenons le scénario suivant : le payload envoyé est constitué de données encodées selon un mécanisme personnalisé : 15 premiers bits pour une température, 7 bits suivants pour une humidité... Cette succession de bits est finalement encodée en hexa afin d'être transmise.

Voici un exemple de décodeur qui transforme le payload des messages LoRa en une chaine binaire :

function Decoder(bytes, port) {
  function bytesToBinStr(bytes) {
    var binstr = '';
    for(var i=0; i<bytes.length; i++) { 
        var str = bytes[i].toString(2);
        while(str.length<8){
          str = '0'+str;
        }
        binstr += str;
    }
    return binstr;
  }
}

Ensuite, selon notre scénario, une fonction permettant de reconstituer la température :

function parseForTemperature(binStr) {
    var level = 0.0;
    if (binStr.length >= 18) { 
      var entier = parseInt(binStr.substr(3, 7), 2);
      var dec = parseInt(binStr.substr(10, 8), 2);
      level = entier + (dec / 100);
      if(binStr.substr(2, 1)=="1") {
          level = level * -1;
      }
  	}
    return level;
  }

Enfin, le code complet du Decoder permettant de retourner la température :

function Decoder(bytes, port) {

  function bytesToBinStr(bytes) {
    ...
  }
  
  function parseForTemperature(binStr) {
  	...
  }
  
  // Decode an uplink message from a buffer
  // (array) of bytes to an object of fields.
  var decoded = {};

  var binstr = bytesToBinStr(bytes);
  decoded.temp = parseForTemperature(binstr);

  return decoded;
}

Le Converter

Imaginons maintenant que nous souhaitions transmettre ces données à une plateforme tierce. Il est possible grâce aux convertisseurs de transformer les données décodées afin d'en adapter le format, pour être correctement interprétées par la plateforme cible (ceux qui me suivent reconnaitront Cumulocity ;). En voici un exemple :

function Converter(decoded, port) {
  // Merge, split or otherwise
  // mutate decoded fields.
  var date = new Date().toISOString();
  var tempMeasurement = {'c8y_TemperatureMeasurement':{'T':{'unit':'C','value':decoded.temp}}};
  tempMeasurement.type = 'c8y_TemperatureMeasurement';
  tempMeasurement.time = date;
  tempMeasurement.source = {'id':'3466704'};

  var converted = {'measurements':[tempMeasurement]};

  return converted;
}

Ce qui, ici, produira au final un message de la forme :

{
        "app_id": "pygate-test",
        "dev_id": "pysense",
        "hardware_serial": "...",
        "port": 2,
        "counter": 27,
        "payload_raw": "CBHMmQFHhVM=",
        "payload_fields": {
            "measurements": [
                {
                    "c8y_TemperatureMeasurement": {
                        "T": {
                            "unit": "C",
                            "value": 32.71
                        }
                    },
                    "source": {
                        "id": "3466704"
                    },
                    "time": "2020-10-27T16:21:50.698Z",
                    "type": "c8y_TemperatureMeasurement"
                }
            ]
        },
        "metadata": {
            "time": "2020-10-27T16:21:50.491459008Z",
            "frequency": 868.1,
            "modulation": "LORA",
            "data_rate": "SF7BW125",
            "coding_rate": "4/5",
            "gateways": [
                {
                    "gtw_id": "eui-...",
                    "timestamp": 2919800980,
                    "time": "",
                    "channel": 0,
                    "rssi": -25,
                    "snr": 10,
                    "rf_chain": 0
                }
            ]
        },
        "downlink_url": "https://integrations.thethingsnetwork.org/ttn-eu/api/v2/down/.../integromat?key=..."
    }

Vous avez maintenant tout ce qu'il vous faut pour monter votre propre réseau LoRa et faire voyager vos données!

Nous verrons dans un prochain article comment développer un microservice sur Cumulocity pour récupérer ces messages et en extraire les measurements utiles.


Fichier(s) joint(s) :



Pilotez votre usine pour une production plus agile grâce au Edge computing

Pour faire suite à mon précédent article, où nous avions vu comment lier les réseaux IT et OT pour faire de la supervision (par exemple d'une chaine de production), il reste maintenant à voir comment agir sur les équipements connectés dans l'usine : envoyer des commandes, définir des programmes, déclencher des arrêts...

Pour simplifier la réalisation et ne pas interférer avec les réseaux de terrains spécifiques (Profinet, Profibus, AS-i...), nous allons interfacer le noeud "de plus haut niveau" en termes de réseaux OT : l'automate!

Voici en résumé ce qui peut être mis en place :

En quelques mots :

  • La plateforme IoT Cumulocity Edge permet de planifier n'importe quel type d'opération à destination d'un équipement spécifique (marche/arrêt, changement de programme...)
  • Une instance de Kepware Kepserver permet d'exposer les données et les actions possible sur un équipement (quel qu'il soit, même ancien et/ou propriétaire) via une interface OPC/UA
  • Un "agent" permet de récupérer les opérations en attente sur la plateforme pour les interpréter en appels de méthodes OPC/UA, que Kepware traduira ensuite en langage automate

 

Le pilotage du parc machines grâce aux fonctions de device management

Pour commencer, les commandes à envoyer aux équipements sont décrites dans des "opérations" sur la plateforme IoT :

Le principe est le suivant : l'opération est créée pour un équipement spécifique, au statut "En attente". L'équipement (ou un agent) va alors consulter régulièrement la plateforme pour savoir si une opération lui a été demandée. Le cas échéant, il la prendra en considération en la passant au statut "En cours d'exécution" et réalisera la tâche demandée. Une fois terminée, il passera l'opération au statut "Succès" ou "Echec" selon le résultat.

 

Un Agent pour orchestrer les opérations

Dans certains cas, l'intégration d'un agent spécifique pourra être nécessaire pour scruter le contenu de la plateforme IoT et piloter en conséquence les interfaces OPC/UA existantes.

Un des moyens les plus versatiles pour ce genre de besoin peut être un script en langage Python : il peut facilement s'intégrer avec les interfaces de la plateforme IoT et l'OPC/UA et peut être déployé sur n'importe quelle passerelle ou autre équipement réseau de ce type.

Vous voilà équipés pour interagir au mieux avec vos lignes de production!


Fichier(s) joint(s) :



Convergence des réseaux OT et IT en pratique : de l'automate à la plateforme IoT (sans Cloud!)

Après avoir traité le sujet du Edge computing dans mon précédent article, il est temps d'aborder un autre frein souvent recontré lors de la transformation numérique d'une unité de production : l'unification des réseaux industriels (OT) et applicatifs (IT).

L'automate comme noeud central

Les APIs (Automate programmable industriel) ou PLC en anglais (Programmable Logic Controller) sont depuis longtemps les "cerveaux" des usines, orchestrant les différents processus techniques. Depuis quelques années, les fabricants misent de plus en plus sur leur rôle central en les rendant de plus en plus intelligents et interconnectés.

Mais avant d'envisager le remplacer de tout le parc installé dans un site, il existe différents moyens permettant de faire remonter les informations d'un automate standard (même ancien) vers des applications du SI.

Cas d'usage

Le PoC réalisé ici repose sur un des automates les plus répandus dans l'industrie, à savoir un Siemens S7-200, décliné dans le modèle d'entrée de gamme le LOGO! 8. Plusieurs briques logicielles vont lui être adossées afin de récupérer les états de ses différentes entrées/sorties et les remonter vers la plateforme IoT Cumulocity Edge installée localement.

Kepware Kepserver comme porte d'entrée

Ce logiciel distribué par PTC est le véritable couteau suisse de l'industrie 4.0, car il permet de se connecter directement et nativement à un grand nombre d'automates puisqu'il contient tous les pilotes nécessaires :

Après configuration pour utiliser le pilote Siemens et reconnaissance des entrées/sorties, il expose automatiquement les données issues de l'automate via un serveur OPC/UA :

Cumulocity Edge et client OPC/UA

La version Edge de Cumulocity IoT embarque nativement un connecteur vers un serveur OPC/UA. Il suffit donc de le faire pointer vers le serveur exposé par Kepware pour récupérer les informations de l'automate :

Vous voici entrés dans la 4ème révolution industrielle!


Fichier(s) joint(s) :



IoT Edge computing pour la maintenance conditionnelle

La transformation vers l'"Industrie 4.0" implique de profonds changements pour les usines (organisationnels, technologiques...). Parmi eux, le concept de "Edge computing" fait partie des plus attendus et des plus complexes. Il découle du besoin grandissant d'analyser de plus en plus d'informations issues des machines, dans le contexte notamment de la maintenance conditionnelle, qui permet de connaitre en temps réel leur état pendant les phases de production.

Vers l’usine intelligente...

Le "Edge computing" a pour vocation d'apporter des capacités de calcul et de prise de décision au sein même de l'usine, au plus près des machines.

L'intérêt premier est de répondre aux problématiques de sécurité, vis-à-vis de la connectivité avec un Cloud : disposer d'une plateforme IoT fonctionnant entièrement en mode déconnecté permet de s'affranchir de toutes les difficultés d'ouvrir un réseau OT vers l'extérieur et ainsi limiter les risques de failles de sécurité.

Le second intérêt est de permettre l'analyse en temps réel de signaux complexes et volumineux, tels que des vibrations ou des rotations et ainsi accélérer la prise de décision. Plus besoin d'agréger ou préformatter les données avant de les envoyer vers un Cloud, ce qui réduit les efforts nécessaires et améliore la qualité des informations utilisées dans les analyses.

... utilisant l'expérience de l'Homme

Mais cette usine "agile" et "intelligente" ne serait rien sans le savoir et le savoir-faire des personnels de maintenance. Leur connaissance du parc de machines et leur expérience en détection de pannes sont les éléments clés qui doivent être utilisés et préservés tout au long du processus de transformation numérique.

Il est donc important que les nouveaux outils introduits au sein de l'usine soient au service de ces Hommes et leur permettent de garder la main sur leur métier, tout en valorisant leurs connaissances et en facilitant leur quotidien.

Par des industriels, pour des industriels

Brilliant things repose sur la plateforme Cumulocity IoT, de l'éditeur allemand SoftwareAG, plusieurs fois reconnue comme leader sur le marché par des organismes observateurs indépendants. Celle-ci apporte toutes les fonctionnalités d'une plateforme (dashboard, device management, droits d'accès, stockage, sécurité...) ainsi qu'une large palette de connecteurs vers des protocoles de communication industriels (OPC/UA, Modbus...) et des pilotes pour des machines de grands fabricants (DMG-MORI, Dürr, Engel...) développés par le consensus d’industriels ADAMOS.

De plus, sa version Edge décline toutes les fonctionnalités de la version SaaS dans un environnement pouvant être déployé localement, sur un serveur situé dans l'usine, sans nécessiter de connexion vers l'internet. Elle offre en supplément la présence du moteur de streaming analytics Apama, capable de recevoir et traiter d'importants flux d'évènements.

Plus de pouvoir pour la maintenance

Brilliant things est une solution destinée au personnel de maintenance : elle met à disposition une interface simple d'utilisation pour créer des corrélations d'évènements, afin de générer une information à haute valeur pour la maintenance, à partir d'évènements disparates reçus des différents équipements de l'usine.

Par exemple, en s'appuyant sur son expérience et sa connaissance du parc, l'utilisateur (typiquement un responsable de maintenance) pourra créer une corrélation d'évènements avancée du type : "Si, sur ma fraiseuse verticale, la vitesse de rotation de la broche dépasse 60.000 tours/min et que la température de l'outil atteint 85°C dans un intervalle de 30 secondes, pendant le programme TUENC5, alors déclencher une alarme !". En complément, d'autres règles de gestion dans la plateforme peuvent implémenter un scénario d'escalade (envoi de mail par ex) ou un workflow de traitement (déclencher une opération : arrêt machine...).

Une vision globale du parc

La première étape consiste à sélectionner l'ensemble des évènements qui seront utilisés pour créer la corrélation :

  • Pour les machines en fonctionnement, peuvent être utilisés :
    • Les évènements remontés en temps réel liés par exemple à une supervision conditionnelle : vitesses de rotation, température de fonctionnement, vibrations, qualité de l’huile...
    • Les évènements liés à leurs opérations : temps de fonctionnement, programme courant, paramétrage...
    • Les informations contextuelles liées à la maintenance : date de dernière révision, indicateurs (MTBF, MTTR...)
  • Les évènements issus d'autres appareils connectés à la plateforme (autres que les machines) : détecteurs de fumée, capteurs d'hygrométrie ambiante, de luminosité...
  • Des évènements spécifiques issus d'autres systèmes applicatifs du Système d’Information, par exemple venant d'un broker MQTT ou service web REST

L'expertise en jeu

Vient maintenant le temps de l'élaboration de la corrélation de tous ces évènements : fort de son expertise et de sa maitrise du parc de machines, l'utilisateur va pouvoir reconstituer les conditions précises liées au dysfonctionnement à observer. Quelle que soit la complexité des évènements ou leur source, cette interface claire permet de configurer la succession de contrôles à effectuer pour créer une information à forte valeur ajoutée pour la production.

Ainsi, tout le savoir du personnel de maintenance est mis en jeu pour devenir la pierre angulaire de ce système d'analyse, pour conduire à un ensemble performant et pertinent.

Maintenance conditionnelle intelligente

Dans certains contextes, la maintenance conditionnelle devient une source de bruit important, par le grand nombre de signaux et d'alarmes qui peuvent être émis (capteurs, actionneurs, voyants...) : il peut alors être difficile de donner un sens juste à tous ces signaux même avec une parfaite connaissance du parc et des processus. Ce qui peut parfois mener à des situations à risque lorsque la multitude d'informations est finalement ignorée car trop complexe à analyser dans les délais impartis.

C'est la raison pour laquelle il est important de pouvoir regrouper tous ces signaux et les analyser simultanément afin de lever des alertes plus pertinentes et plus efficaces, et ainsi réduire les risques de faux positifs ou d'éléments perturbateurs.

En résumé, Brilliant Things apporte une solution à la complexité montante de la maintenance conditionnelle, en la rendant accessible aux personnes qui en sont les premiers acteurs.


Fichier(s) joint(s) :



IoT et interface naturelle (2) : réalité augmentée

Dans mon précédent article, j'ai présenté un type d'interface naturelle basée sur l'assistant vocal de Google.

Cette fois, nous allons explorer les possibilités de la réalité augmentée! Avant de commencer, une petite démonstration :

Comme vous pouvez le constater, le but est de récupérer en temps réel les données émises par un objet connecté (la poubelle), pour les afficher en réalité augmentée lors de son survol, avec n'importe quel type de terminal (smartphone, tablette...).

AR.js

L'interface en réalité augmentée est réalisée à partir du framework AR.js. Son intérêt principal est de s'appuyer sur les technos web (HTML, Javascript) et donc d'être utilisable sur toutes les plateformes. Voici un exemple de page web utilisée dans la démonstration précédente :


&html*
 &head*
  &title*ARjs&/title*
  &script src="https://aframe.io/releases/0.8.0/aframe.min.js"*&/script*
  &script src="https://rawgit.com/donmccurdy/aframe-extras/master/dist/aframe-extras.loaders.min.js"*&/script*
  &script src="https://jeromeetienne.github.io/AR.js/aframe/build/aframe-ar.js"*&/script*
  &script*
   /*AFRAME.registerComponent('cursor-listener', {
     init: function () {
    this.el.addEventListener('click', function (evt) {
      // alert('click');
    });
     }
   });
   // https://stackoverflow.com/questions/47032056/gltf-cursor-listener-click-event-in-a-frame
   AFRAME.registerComponent('raycaster-autorefresh', {
     init: function () {
    var el = this.el;
    this.el.addEventListener('model-loaded', function () {
      var cursorEl = el.querySelector('[raycaster]');
      cursorEl.components.raycaster.refreshObjects();
    });
     }
   });*/
  &/script*
 &/head*

 &body style='margin : 0px; overflow: hidden;'*
  &a-scene arjs="debugUIEnabled: false;"*
   &a-assets*
    &img id="full" src="img/full.png"/*
    &img id="empty" src="img/empty.png"/*
    &img id="medium" src="img/medium.png"/*
    &img id="low" src="img/low.png"/*
    &img id="recycle" src="img/recycle.png"/*
   &/a-assets*
   &!-- handle marker with hiro preset --*
   &!--&a-marker preset="hiro"*--*
   &a-marker-camera preset="custom" type='pattern' url='data/can-marker.patt'*
    &!--&a-image id="levelIndicator" src="#empty"  width="3" height="2" position="-2 2 0"*&/a-image*--*
    &a-text value="Fill level" position="0 2.6 0" width="10" anchor="left" color="#00BFFF"*&/a-text*
    &a-text test-counter font="exo2bold" id="fillLevel" value="0 %" position="0 2.1 0" width="15" anchor="left" color="#00BFFF"*&/a-text*
    &a-image src="#recycle"  width="1" height="1" position="-1.5 -2 0"*&/a-image*
    &a-text value="Next interv." position="-0.9 -1.6 0" width="10" anchor="left" color="#00BFFF"*&/a-text*
    &a-text id="date" font="exo2bold" value="01 Jan 2018" position="-0.9 -2.4 0" width="20" anchor="left" color="#00BFFF"*&/a-text*
    &a-entity position="-1.5 2 0"*
     &a-entity id="threeDcan" gltf-model="url(obj/trash.gltf);" position="0 0 0" cursor-listener*&/a-entity*
     &a-animation attribute="rotation"
        dur="4000"
        fill="forwards"
        to="0 360 0"
        repeat="indefinite"*&/a-animation*
     &a-animation begin="click" attribute="position" to="-1 2 0"
      easing="linear" dur="50" fill="backwards" repeat="10"*&/a-animation*
    &/a-entity*
   &/a-marker-camera*
   &!--&a-camera*
    &a-cursor*&/a-cursor*
   &/a-camera*--*
   &a-entity light="type: ambient; color: #FFF; intensity: 5;"*&/a-entity*
  &/a-scene*
  &script*
   ...
   document.querySelector('a-scene').querySelector('#date').setAttribute('value', getDate(daysCount));
   ...
  &/script*
 &/body*
&/html*

PS : pour des raisons de compatibilité, j'ai du remplacer dans cet extrait les '<' par '&' et '>' par '*'.

En détails

Quelques précisions sur le fonctionnement de cette démonstration :

  • Utilisation d'un tag personnalisé : le tag basique Hiro (utilisé par défaut par AR.js pour reconnaître la scène) a été remplacé par un tag personnalisé, via la balise : a-marker-camera preset="custom" type='pattern' url='data/can-marker.patt' et l'outil en ligne Marker Training
  • Intégration de modèle 3D animé : pour permettre l'intégration dans la scène d'un modèle 3D animé, il est nécessaire de se procurer un modèle (au format GLTF, via Sketchfab par ex) et d'intégrer le script aframe-extras.loaders.min.js
  • Gestion de l'éclairage : dès lors que vous ajoutez des modèles dans une scène, il faut commencer à jouer avec les lumières. Ici une lumière d'ambiance général a été mise en place : a-entity light="type: ambient; color: #FFF; intensity: 5;"
  • Manipulation du DOM : c'est ce qui constitue un des points fort du framework AR.js. Vous pouvez utiliser Javascript pour manipuler les éléments de la scène 3D de la même manière que le DOM 2D standard HTML!

Connectivité

Qui dit technos web, dit Javascript : il est donc possible d'utiliser n'importe quel code (par ex websockets) pour vous connecter à la source de données (la plateforme IoT) afin de récupérer toutes les données et créer des interactions avec la réalité augmentée!

Enjoy!


Fichier(s) joint(s) :